Manifeste
Un camp d'été l'après-midi pour adultes.
Rencontrer des gens à l'âge adulte, c'est tough. Statistiquement, ça devient plus difficile chaque année. Robert Putnam appelait la version initiale de ce phénomène l'effondrement de la communauté américaine dans Bowling Alone (2000), et ça n'a fait qu'empirer depuis. L'économie nocturne n'a pas été bâtie pour les gens qui veulent vraiment se connaître. Alors on a bâti ça à la place.
Le problème
Rencontrer du monde et se faire des amis, c'est difficile. Plus on vieillit, plus c'est dur.
Le travail peut être complexe à naviguer. La bulle universitaire (McGill, Concordia, UdeM) t'use d'une façon qui est difficile à nommer : pas la charge de travail, mais la répétition. Les mêmes visages à la bibliothèque, le même bar le jeudi, les mêmes conversations sur les mêmes trois sujets. Certaines semaines, ça ressemble à The Truman Show (1998). Les mauvaises ressemblent à The Matrix (1999).
Rencontrer des inconnus dans des endroits au hasard, c'est encore pire. Des bars trop forts, des drinks trop chers, se coucher trop tard. L'économie de nuit n'a pas été construite pour les gens qui veulent vraiment se connaître. Et le gym est plein d'individualistes avec leurs écouteurs, qui bloquent implicitement tout contact.
L'idée
La compétition d'un télé-réalité, la chaleur d'un club membres seulement, les jeux d'un camp d'été. Les équipes coopèrent entre elles, se compétitionnent à l'extérieur. Socialiser, c'est le but. La sueur, c'est le chemin.
Un contexte commun riche, c'est la clé d'une vraie interaction humaine. On en bâtit un exprès.
Communauté, pas rencontres
C'est du réseautage social. On s'attaque à la Friendship Recession : le déclin mesurable des amitiés adultes profondes au cours des dernières décennies. Robert Putnam en a écrit la version initiale dans Bowling Alone(2000). Ça n'a fait qu'empirer depuis.
Le "problème des rencontres" est un effet secondaire du problème d'amitié. Le Day Club n'a aucune vibe de matchmaking. Ces événements-là, c'est creepy, j'm'en c%#&. Bâtis une bonne communauté, et les connexions romantiques trouvent leur chemin toutes seules.
Sur invitation ou candidature
On n'aime pas les nightclubs, alors on bâtit une alternative au lieu de juste se plaindre. Par contre, on vole la seule chose que les meilleurs nightclubs de Los Angeles font bien : payant, oui, et trié sur le volet. Deux chemins pour entrer : être invité par un contact de 1er ou 2e degré du fondateur, ou poser ta candidature pour devenir membre.
Les comportements irrespectueux ne sont pas tolérés. La définition de travail du manque de respect : la loi canadienne plus le gros bon sens, avec un biais chrétien, divulgation complète.
La lumière du jour plutôt que l'obscurité
On commence à 14 h au lieu de finir à 2 h du mat. Le soleil, c'est la tête d'affiche.
Les équipes plutôt que les foules
Vingt personnes, deux équipes. Dans ton équipe : coopération. Entre les équipes : compétition. Une foule, c'est des inconnus qui se tiennent près les uns des autres ; une équipe, c'est des inconnus qui ont dû te passer la corde.
La sueur plutôt que le small talk
T'en apprends plus sur quelqu'un dans un tir à la corde qu'en trois rounds de « tu fais quoi dans la vie ? »
Les souvenirs avant les expériences
Une expérience, tu l'as regardée. Un souvenir, tu l'as vécu. Le but, c'est le genre de dimanche dont tu vas encore parler un an plus tard.
Coopérer en dedans, compétitionner en dehors
Le tableau de pointage est là pour nous donner quelque chose à bâtir ensemble. Le tableau de pointage n'est pas le but.
En personne, téléphones de côté
Pas d'apps comme tissu conjonctif. Pas de swipe. Pas de matching. Juste se présenter.
Trois vrais amis, c'est assez
Mon père a dit un jour : « Si je pouvais terminer ma vie avec trois vrais amis, famille exclue, je serais bien. » Il ne sous-estimait pas. Il calibrait. Ce club est bâti autour du même chiffre.
Pas du speed dating
On s'attaque à la Friendship Recession, pas au problème des apps de rencontres. Les deux sont liés ; le problème des rencontres découle du problème d'amitié. Bâtis une bonne communauté, et les connexions romantiques trouvent leur chemin toutes seules. Optimise directement pour les rencontres et t'as une salle qui ressemble à un casting. J'm'en c%#&.
Sur invitation seulement
On n'aime pas les nightclubs. Alors au lieu de juste se plaindre, on bâtit une alternative. Par contre, on vole la seule chose que les meilleurs nightclubs de LA font bien : payant, oui, et sur invitation seulement. Chaque participant est un contact de 1er ou 2e degré du fondateur. Les comportements irrespectueux ne sont pas tolérés. C'est quoi l'irrespect ? La loi canadienne plus le bon sens, avec un biais chrétien, cartes sur table.
Pas cher, pas gratuit
On charge assez pour hausser la barre du « se présenter ». On charge assez peu pour qu'une bière de bar coûte plus cher. Personne ne s'enrichit. Personne n'est exclu par le prix. Si le montant est le problème, on en parle.
Itératif, pas monétisé
Les premiers événements vont être rough. Le dixième va l'être moins. Le centième va être la vraie affaire. C'est un club, pas une startup. Small is beautiful.
Si quelque chose de tout ça te parle, viens au premier événement. Apporte la corde. Apporte les jambes. Laisse les écouteurs.